Hugo Villaspasa, L'ennui III, dessin 2008

dimanche 25 avril 2010

"Enfin le début"

« Une vingtaine de chansons choisies dans trente années d’écriture personnelle sur le temps qui passe, la vie qui va ou s’en va, le monde qui tourne et l’amour idem... Une promenade musicale entre latin-jazz, tango et ballade comme un fil subtilement tendu par trois musiciens (guitare, contrebasse, violoncelle, saxophone...) sur lequel je funambule, interprète et chante : « Enfin le début… » »
Ainsi Yves Paquelier, chanteur globe-trotter (après l’Espagne, il vit actuellement au Pérou), présente-t-il lui-même son premier album récemment sorti. Une découverte pleine de poésie, d’authenticité et d’humanité que je dois à Patrick, mon ancien collègue et ami madrilène.
Découvrez le site de ce chanteur et des extraits de quelques-unes de ses chansons.
http://www.eld.paquelier.net/index.php/lire/




Les enfants du monde ; Entre nos doigts ; Il fait neige ; La photo de Georges, Jacques et Léo ; Pleurer, aimer, rire et comprendre…mes titres préférés.

jeudi 22 avril 2010

Ouvrir l'espace, ouvrir le temps


« …l’architecture doit servir d’abord à vivre mieux, à rendre l’espace heureux » affirme l'architecte français Christian de Porzamparc.

Créateur, entre autres projets, de la Philarmonie du Luxembourg, de la tour LVMH de Manhattan, de la rénovation du quartier Massena et de la Cité de la Musique à Paris, l'architecte s'émerveille : une architecture est au fond une petite utopie qui s'est réalisée. Encore faut-il savoir s'étonner pour renouveller les formes spatiales et temporelles de nos villes et de nos lieux de vie. Retrouvez d'autres propos extraits de sa leçon inaugurale au Collège de France.

Architecture : figures du monde, figures du temps
de Christian de Porzamparc
Collège de France, Fayard, 2006
Leçon inaugurale n°183
Site web de l'architecte : http://www.chdeportzamparc.com/

Changer le monde ?


« Il faut changer ses désirs plutôt que l’ordre du monde » disait Descartes, perpétuant ainsi le conseil de résignation de la sagesse stoïcienne. Soit, mais quand le monde va mal, faut-il accepter de se résigner ? Ne faut-il pas plutôt agir ? Ceux pour qui la réponse est évidente se concentreront alors sur le véritable problème : quelle voie s’offre à chacun de nous dans la perspective nécessaire d’un changement du monde et du réel ? Comment modifier durablement les choses et être efficace ? Faut-il en appeler à la bruyante révolution, toujours soudaine et brutale, jamais à l’abri d’un dévoiement ou d’une restauration, ou bien même à la réforme permanente et sans ménagement, tout autant fracassante et violente, qui a tôt fait d’éveiller et de renforcer ses ennemis ou bien s’agit-il d’emprunter le chemin plus doux et discret d’un infléchissement des situations, celui d’une transformation silencieuse ? Changer le monde, changer la vie ? Qui ne l’a pas souhaité ? Et pourtant, qui peut se targuer d’avoir trouvé la solution ? On trouvera peut-être un début de réponse dans l’ouvrage de François Jullien Les transformations silencieuses.

Les transformations silencieuses
de François Jullien
éd. Grasset, Paris, 2009.